Vous êtes ici: Home > C.F. Ramuz > Chronologie > 1900-1919

Chronologie extraite du Journal, Editions Slatkine, trois volumes, 2005. - (1900-1919)

1900

Après la vente du domaine de Cheseaux, installation de la famille Ramuz à Lausanne, à Joli-Site, route de Morges.
24 mars : licence ès lettres classiques.
3 juillet-26 août : au cours de son service militaire à Lausanne, en tant que caporal à l’école de recrues, Ramuz se lie avec Alexandre Cingria, grâce à qui il entrera en relation avec plusieurs de ses futurs amis genevois (Charles-Albert Cingria, frère d’Alexandre, Adrien Bovy, Henry Spiess, Georges et Robert de Traz) et plus tard avec Gonzague de Reynold. A cette occasion, il fait aussi la connaissance d’Alexis François.
Octobre : au début du mois, départ pour Paris, où il loge au 3, rue de l’Odéon. Vers la fin d’octobre, Ramuz commence la rédaction de son premier roman, «La Vie et la Mort de Jean-Daniel Crausaz ».
Mars : Ramuz pose sa candidature à un poste de maître de latin et de grec au Collège de Montreux ; il ne sera pas retenu.
6 avril : retour à Lausanne.
3 août-20 octobre : correction, copie et mise au net de «La Vie et la Mort de Jean-Daniel Crausaz », qu’il renoncera à publier.
21 octobre : installation à Aubonne pour un remplacement de six mois au collège où enseigne Benjamin Grivel.

1902

Fin janvier : Ramuz tombe malade et quitte son poste d’Aubonne.
Fin avril : première opération de l’appendicite, suivie d’une rechute à fin mai.
1er juillet : deuxième opération.
Deuxième moitié d’octobre : Ramuz postule une place de maître de français au Collège de Nyon ; il ne sera pas retenu.
Novembre : de nouveau à Paris, où il loge chez Alexis François, dans le Quartier Latin.
6 décembre : Ramuz s’installe au 31, rue Bonaparte. Introduit par Edmond Gilliard, Ramuz fait ce même mois la connaissance d’Edouard Rod, chez qui il rencontrera René Auberjonois.

1903

13 mars : Ramuz emménage au 109, rue Notre-Dame des Champs, à l’Ecole alsacienne, où il sera répétiteur jusqu’en juillet.
Deuxième moitié d’avril : séjour à Lausanne.
26 juillet : retour à Lausanne.
Août : séjour à La Belotte, chez les Cingria, puis à la montagne.
Octobre : parution du Petit Village.
7 novembre : départ pour Weimar, où il sera précepteur des enfants du comte Prozor, consul général de Russie.
5 décembre : parution de «Sur Weimar », dans la Gazette de Lausanne, premier d’une longue série d’articles.

1904

Février : parution du recueil collectif Les Pénates d’argile, réunissant des textes de Ramuz, Adrien Bovy, Alexandre et Charles-Albert Cingria.
19 mars : pour la première fois, publication d’une nouvelle dans la presse : «La Langue de l’abbesse. Conte », dans La Semaine littéraire.
Fin février-début mars : court séjour à Berlin.
Début juin : retour en Suisse.
Mi-juin: séjour à La Belotte.
Fin juillet : séjour à Hermance.
22 septembre : envoi à Edouard Rod du manuscrit d’Aline.
Fin octobre : parution du premier numéro de La Voile latine, animée par Bovy, les frères Cingria et Gonzague de Reynold, et dont la direction sera assumée en 1906 par Robert de Traz.
Début novembre : départ pour Paris, où il s’installe d’abord au 8, rue des Beaux-Arts, chez Charles-Albert Cingria, puis au 5, rue Sainte-Beuve.

1905

Fin avril : parution d’Aline, chez Perrin, à Paris, et chez Payot, à Lausanne.
Deuxième moitié de juin : retour en Suisse.
Jusqu’à la mi-juillet : à La Belotte, chez les Cingria.
Mi-novembre : retour à Paris, au 5, rue Sainte-Beuve, puis au 268, boulevard Raspail.
Décembre : parution de La Grande Guerre du Sondrebond, à Genève, chez Jullien, avec une couverture d’Auberjonois.

1906

Janvier-octobre : rédaction des Circonstances de la vie.
Avril : premier contact épistolaire avec Ernest Ansermet que Ramuz a connu par l’entremise de sa future femme, Marguerite Jaccottet.
Début juillet : retour en Suisse
Jusqu’à la fin de juillet : à La Belotte, chez les Cingria.
Fin août : excursion à Lens, en Valais ; Ramuz y fait la connaissance d’Albert Muret.
Fin octobre : retour à Paris au 5, rue Sainte-Beuve, puis au 17, rue Froidevaux, où il partage un appartement avec Adrien Bovy et Henry Spiess.
Décembre : le 29, début de la publication, qui se poursuivra jusqu’au 13 avril 1907, des Circonstances de la vie dans La Semaine littéraire. Vers la fin du mois, l’éditeur Payot soumet à Ramuz le projet d’un livre d’art consacré à la montagne, qu’il devrait réaliser en collaboration avec le peintre Edmond Bille.

1907

Avril : Ramuz accepte la proposition de Payot de rédiger un livre sur le Valais ; le titre définitif sera Le Village dans la montagne. Ses parents déménagent, toujours à Lausanne, à La Sapinière, 5, av. de Beaulieu.
Mai: parution en volume des Circonstances de la vie, chez Perrin et chez Payot.
Juillet : le 11, retour en Suisse. Avec Alexandre Cingria, excursion à pied à travers la Savoie. Le 27, Ramuz monte à Chandolin (Val d’Anniviers) chez Edmond Bille, où il séjourne une semaine.
Fin octobre-mi-décembre : séjour à Lens, à l’Hôtel Bellalui, en vue de la rédaction du Village dans la montagne. Il y fait la connaissance de Ludivine, une Valaisanne qui tient le ménage de Muret ; il en tombera amoureux.
Novembre : l’éditeur Perrin présente Les Circonstances de la vie au prix Goncourt. Le roman ne sera pas primé.
Fin décembre : retour à Paris, rue Froidevaux.

1908

Mi-février : Ramuz revient à Lausanne.
4 mars-16 mai : à Lens ; mise au point du texte du Village dans la montagne, et rédaction de Jean-Luc persécuté.
Juin-début août: courts séjours à Lens, à La Belotte, à Bâle, à Hermance.
9-21 août : à La Belotte.
22 septembre-20 octobre : à Lens.
Novembre : le 3, retour à Paris à l’Hôtel des Etats-Unis, 135, boulevard du Montparnasse et, par moments, chez Adrien Bovy, 9, rue Campagne-Première. Parution de Jean-Luc persécuté et deux autres histoires de la montagne, chez Perrin (et chez Payot, en 1909).
Début décembre : parution chez Payot du Village dans la montagne, par C. F. Ramuz et Edmond Bille, avec cent soixante-dix illustrations en couleur.

1909

4 janvier-24 juin : rédaction d’Aimé Pache, peintre vaudois.
23 février : Ramuz reçoit un «don d’honneur» de 1000 francs de la Fondation Schiller.
1er juillet : retour à Lausanne.
23 août-14 septembre : séjour à Messery, en Savoie.
24-28 septembre : à Lens, chez Albert Muret.
Fin octobre : retour à Paris, d’abord au 14, rue Boissonade, puis au 12, rue Liancourt.
30 novembre : Ramuz commence la rédaction d’un nouveau roman, « Madeleine », qu’il abandonnera peu avant son achèvement.

1910

Février : le 1er, retour à Lausanne. Le 15, mort d’Emile Ramuz.
18 mars : retour à Paris.
10 juillet : Ramuz est à Lausanne.
29-31 août : sejour aux Diablerets, chez les Ansermet.
Octobre : le 1er, début de la publication d’Aimé Pache, peintre vaudois dans La Revue hebdomadaire ; elle se poursuivra jusqu’au 26 novembre.
Le 20 octobre, de nouveau à Paris, d’abord au 17, rue Boissonade, puis pendant deux mois au Grand Hotel de Nice au 155, boulevard du Montparnasse.
Novembre : parution de Nouvelles et morceaux, avec dix dessins d’Alexandre Blanchet, chez Payot.

1911

Fin janvier : Ramuz s’installe au 24, rue Boissonade, qui restera son adresse parisienne jusqu’en 1914.
Avril : parution en volume d’Aimé Pache, peintre vaudois, chez Fayard à Paris, et chez Payot.
12 juillet : retour à Lausanne.
19-28 août : séjour aux Diablerets, chez Ernest Ansermet.
20 octobre : retour à Paris.
Décembre : début de la rédaction de Vie de Samuel Belet.

1912

Janvier-avril : parution en quatre livraisons, dans la Bibliothèque universelle, du « Feu à Cheyseron », dont le thème sera repris dans La Séparation des races.
Juin : Le prix Rambert est décerné ex aequo à Aimé Pache, peintre vaudois et à La Moisson est grande de Benjamin Vallotton.
6 juillet : retour à Lausanne.
28-30 septembre : séjour à Lens.
24 octobre : retour à Paris.

1913

18 février : mariage avec Cécile Cellier, peintre d’origine neuchâteloise, qu’il connaît depuis plusieurs années.
Avril : début de la collaboration avec la Gazette de Lausanne pour les «A propos de tout », que Ramuz y publiera jusqu’en août 1918.
Mai: fondation des Cahiers vaudois, sous l’impulsion de Paul Budry, Edmond Gilliard, Ernest Ansermet et Ramuz. A la fin du mois, parution de Vie de Samuel Belet, chez Paul Ollendorff, à Paris, et chez Payot.
14 juin : dans La Semaine littéraire, début de la publication de «La Vie meilleure », qui se poursuivra jusqu’au 9 août ; ce roman ne sera pas repris en volume.
Juillet : le 8, retour à Lausanne. Le 9, à Morges, assemblée constitutive des Cahiers vaudois. Du 10 au 16, Ramuz et sa femme sont accueillis à Yvoire chez Alexandre Blanchet.
Mi-juillet-mi-septembre : les époux Ramuz habitent à La Belotte.
Septembre : le 1er, naissance (à Genève) de Marianne, fille unique de l’écrivain. Vers la moitié du mois, la famille Ramuz s’installe provisoirement à Lausanne, avenue des Belles-Roches, chez la mère de l’écrivain.
10-15 octobre : voyage à Marseille, Aix-en-Provence, Arles et Avignon.
24 octobre-29 décembre : première rédaction du Règne de l’esprit malin.

1914

Début janvier : Ramuz retourne à Paris avec femme et enfant.
17 février-26 avril : Ramuz rédige « Construction de la maison », roman qu’il abandonnera.
Mars : parution de Raison d’être, premier Cahier vaudois. Du 21 au 29, séjour à Lausanne.
Fin mai : départ définitif de Paris.
Fin juin : installation à Treytorrens, près de Cully.
1er juin : début de la publication du Règne de l’esprit malin dans le Mercure de France ; elle se prolongera jusqu’au 16 juillet.
Juillet : publication d’Adieu à beaucoup de personnages et autres morceaux, aux Editions des Cahiers vaudois (cahier hors série), chez Tarin à Lausanne, et chez Crès à Paris. Dans le quatrième Cahier vaudois, intitulé Par le pays, parution de «L’Exemple de Cézanne ».
22-30 septembre : accompagné de Gonzague de Reynold, Ramuz, avec l’accord des autorités militaires, parcourt le Jura, jusqu’à Bâle, pour rendre compte de ce qu’il voit dans une série d’articles intitulée « Journal de ces temps difficiles », à paraître dans La Semaine littéraire.
Octobre : parution de Chansons, à l’enseigne des Cahiers vaudois (huitième cahier), chez Tarin. Le 10, début de la publication du « Journal de ces temps difficiles » ; elle se terminera en janvier 1915.

1915

Janvier-juillet : rédaction de La Guérison des maladies.
30 avril : première rencontre avec Paul Claudel, que les Cahiers vaudois ont invité pour une tournée de conférences.
En été : première rencontre avec Igor Strawinsky, par l’entremise d’Ansermet.
Novembre-décembre : au Conservatoire de Lausanne, Ramuz donne un cycle de conférences sur le XIXe siècle français.
Fin décembre : parution de La Guerre dans le Haut-Pays, à l’enseigne des Cahiers vaudois (sixième et septième cahiers, deuxième série), chez Tarin (et chez Payot, en 1916).

1916

Janvier-février : suite et fin des conférences au Conservatoire ; le texte sera publié à titre posthume en 1948, sous le titre Les Grands Moments du XIXe siècle français.
Début février : installation à L’Acacia, maison située à l’avenue de Cour, à Lausanne.
15-19 juillet : séjour à Lens, puis aux Diablerets.
Fin septembre-15 octobre : Ramuz travaille avec Strawinsky à «Renard», « Berceuses du chat » et « Pribaoutki ».

1917

Printemps : la Fondation Gaspard Vallette (créée en souvenir de l’écrivain et critique genevois) octroie à Ramuz une bourse.
Avril : parution du Règne de l’esprit malin, à l’enseigne des Cahiers vaudois (premier et deuxième cahiers, troisième série) puis, le mois suivant, aux Editions des Cahiers vaudois, avec une couverture dessinée par René Auberjonois.
Mai: parution du Grand Printemps, à l’enseigne des Cahiers vaudois (quatrième cahier, troisième série) et aux Editions des Cahiers vaudois à Lausanne, ainsi que chez Crès à Paris. Début du travail sur Les Noces ; il sera repris en novembre.
Décembre : parution de La Guérison des maladies, aux Editions des Cahiers vaudois.

1918

Fin février-début août : Ramuz travaille avec Strawinsky à l’Histoire du soldat.
Août : suite au refus de publication d’un «A propos de tout » intitulé «Valeurs moyennes », Ramuz cesse sa collaboration avec la Gazette de Lausanne.
28 septembre : première et unique représentation, à Lausanne, de l’Histoire du soldat, de Ramuz et Strawinsky, avec des décors d’Auberjonois, sous la direction d’Ernest Ansermet. L’entreprise est rendue possible par le soutien du mécène de Wintherthour Werner Reinhart.

1919

1er mars-23 juillet : rédaction d’une ébauche intitulée «Les Hommes posés les uns à côté des autres », première trace d’un projet qui occupe Ramuz de 1919 à 1921. Le titre lui-même sera repris, pour des contenus différents, en 1922, 1926 et 1933. En 1936, il deviendra « Posés les uns à côté des autres ».
Juin : parution des Signes parmi nous, aux Editions des Cahiers vaudois.
Juillet : Doctorat honoris causa de l’Université de Berne.
Septembre-novembre : les Cahiers vaudois étant en crise, Ramuz cherche des solutions pour assurer leur survie. Une tentative de collaboration avec La Revue romande, commencée le 1er septembre, prend fin le 15 novembre, après six numéros seulement.
ramuz_banniere.jpg
Fondation Charles Ferdinand RAMUZ - Case postale 181 - CH-1009 Pully - info@fondation-ramuz.ch